Je t’aime, Jeune Homme moi-même, je t’aime, oui, cela va t’étonner, de me ressembler et de me rassembler, à travers ces mots où je cherche sans fin à relier tous les fils déliés de ma vie, ces mots qui jaillissent parfois avec la fulgurance des étoiles, ces fils qui se nouent en fils, celui dont je suis le père orphelin, Jeune Homme, mon fils.

J'écoute : le bruit du robinet qui fuit, pas si bête
Je regarde : ma ligne de vie, décidément bien longue
Je lis : ce qui me tombe sous la main : V. S. Naipaul (Un chemin dans le monde) et, bien sûr, indispensable Faulkner (le Domaine)
Je joue : à la roulette (la russe)
Je mange : ce que je trouve, des cochonneries locales...
Je bois : de l'eau dans la cour
Je cite : "L'amour, c'est l'infini à la portée des caniches" Louis-Ferdinand, de mémoire...
Je pense : à me coucher
Je rêve : à mes cauchemars
(mis à jour mercredi 11 avril 2007 à 20:47)

27/08/2007

27/08/07 - 07:33

Pont

alors vous venez sans vous demander de quelle histoire c’est la faillite si vous l’êtes vous-même ou si c’est l’autre qui l’est ou si encore c’est ailleurs mais vous venez vous traversez des pensées contradictoires vous vous concentrez pour y échapper à ce que faire conduire les panneaux routiers les interdictions et les priorités avertir avec le clignotant regarder un deux trois les différents rétroviseurs et encore un regard par-dessus l’épaule par surcroît de sécurité feux allumés qui changent de couleurs secondes qui s’élargissent moteurs qui émiettent toutes sortes de bruits et même des ronflements stop bandes blanches jaunes continues discontinues vitesse comme au cinéma dans une voiture on se sent protégé il y fait chaud maintenant même si le faux cuir du siège où vous asseoir est encore froid alors que dehors il fait plus froid encore et que des pots d’échappement des autres voitures devant vous une vous dépasse vous voyez s’échapper ce qui n’est pas de la fumée même si parfois c’en est mais de la vapeur d’eau limitation de vitesse coup d’œil au compteur vous n’êtes pas quelqu’un à franchir les limites vous les respectez quarante kilomètres à l’heure dans les agglomérations

Un gosse peut débouler à la poursuite d’un ballon combien de distance pour s’arrêter immobiliser les combien une tonne plus moins alors le gosse

voilà le drame affreux les suites toutes les suites judiciaires la honte la culpabilité l’horreur ce que l’autre ne comprend pas ne comprend jamais comme à le faire exprès le sait pourtant bien non pas qu’il ne faut pas ça tout le monde le sait ce n’est pas une plaisanterie non mais que cela vous agace le fait exprès justement pour ça parce que ça vous agace et que le sait

Enfin bon me demande de venir

une remarque en passant

je dois le dire ça me fait enfin plaisir non ce n’est pas le mot oui enfin bien que bref je m’en passe bien passe bien si y va enfin plus âge lequel ce qu’on dit surtout à notre époque enfin bon ma faute certainement ma faute bon ce qu’on fait ce qu’on ne fait pas de toute façon tout chamboulé enfin des ils le dommage que ça tombe à ce moment mais bon ce n’est jamais le moment surtout ne pas paniquer se montrer à la hauteur calme calme pas s’énerver qu’est-ce que c’est que ces histoires ces ces consignes oui ces consignes enfin ça m’arrange ses consignes va monter à l’arrière comme moi chauffeur de taxi ou de maître oui voilà chauffeur de maître ne pas dire un mort tiens je pense un mort faire le donc ne pas prononcer une parole naturellement boit n’ose pas me le dire les rastaquouères ne dois pas dire enfin penser des mots pareils raciste ça enfin bon n’empêche enfin bon bon mais savoir ce que va foutre nom d’une pipe en bois boit si ça se trouve se drogue aussi alors là c’est foutu fichu la fin du haricot ne pas s’énerver ne pas s’inquiéter ne sert à rien abso-lu-ment à rien s’inquiète assez comme ça pour deux pour trois pour quarante même et souffre souffre Ah si peut se taire des fois mon Dieu me fatigue parfois bon je vois déjà ce que ça va donner quand je vais rentrer c’est son idée aussi l’autre ne lui plaît pas moi non plus d’ailleurs veut rien dire un vrai âne bâté une mule non mais je t’en fiche moi enfin son idée naturellement ne peut pas tenir sa langue ne peut pas se taire toujours des catastrophes il faut le dire et le lui dire patatras enfin bon bon mais encore tant bon ne pas s’égarer l’heure ça va pas de retard alors bon la valise dans le coffre pas oublier encore faut bien même si deux ou trois bien dire quelque chose ce que ça comment quoi Ah nom de d’une pipe en bois de Dieu tiens mais pourquoi pourquoi qu’est-ce qui cloche c’est sa faute aussi c’est toujours leur faute m’en occupe peut-être pas assez peut-être peut-être sûrement sûrement quelle rue déjà connaîs pas enfin arriver un peu à l’avance pour repérer les lieux sûr que boit tout ça c’est l’alcool et puis la ville et puis aussi l’influence est influençable finalement alors c’est l’autre qui l’entraîne enfin bon rester courtois mais dit ne pas monter vont descendre ce qu’on va se dire et qui le père le fils ou le saint frusquin peut-être pas le moment de rigoler je dois avoir honte alors voilà parle à tort et à travers et puis encore après veut mais chante sur tous les toits encore veut pas que les autres savent comme s’ils ne savent pas déjà rien qu’à voir on comprend ils comprennent tous

ne veut pas que vous l’accompagnez en voiture seulement jusqu’à la gare préfère partir sans vous et arriver en fin de matinée il fait très beau de plus en plus chaud nous avançons vers l’été à cette heure-là il y a peu de circulation sur la route et presque personne dans les rues pas le silence non mais l’absence de bruits qu’on finit par ne plus remarquer à quel point il vous assourdissent les moteurs tous ces bruits des activités humaines des déplacements des travaux parce qu’à cette heure-là on devine les gens rentrés chez eux pour manger ou se préparer à le faire la campagne est tout proche des dernières maisons après le pont et quand s’y engager qui s’écrase de soleil sans aucune ombre parce que c’est midi ou peu s’en faut y être sans personne que soi et de tout le temps de le traverser aucun véhicule ni y croiser quiconque pas même un chien errant c’est à ce moment-là parce qu’à marcher lentement comme à vouloir faire durer cet instant de traverser le pont sous le soleil de subir ce soleil qui y paraît différent de ce qu’il est avant le pont et qui se montre peut-être différent encore après marcher lentement mais ralentir encore et même s’arrêter pour s’accouder sur le parapet et d’abord regarder en bas le fleuve presque asséché avec seulement des trous d’eau et par endroit des poissons crevés et là s’accouder au parapet en levant le regard sur les berges là que le voir d’abord sans le reconnaître parce qu’il est très différent du temps où le connaître qu’il est à l’abandon vraisemblablement depuis des années déjà à la fois le bâtiment et le parc mais le reconnaître quand même et le reconnaissant fait se souvenir de venir ici sans l’avoir reconnu une première fois parce que vous cherchez une chambre d’hôtel en plein milieu de journée peut-être aussi la même saison et le regard de l’homme qui tient la réception au moment de tendre les clés puis vous montez jusqu’à l’étage où vous trouvez votre chambre où vous n’avez pas besoin de mettre les persiennes qui sont déjà rabattues non pas complètement mais entrouvertes ce qui laisse entrer dans la chambre une étroite lame de lumière dense comme une matière au point que l’on a l’impression si l’on tend la main de pouvoir s’en saisir vous riez lorsque vous regardez le lit que vous découvrez aussitôt comme vous vous déshabillez et vous faites l’amour puis ensuite vous restez ainsi vos corps non pas serrés mais plutôt mêlés comme si après la fusion de l’orgasme vous ne parvenez pas à vous dénouer tout à fait comme deux corps demeurés entremêlés non pas l’un sur l’autre ni l’un contre l’autre mais dans une position confuse dénuée de volonté et vous faites encore l’amour tandis que déjà dehors le jour doit baisser parce dans la chambre la lame de lumière n’est plus qu’un mince fil pâli et cette fois vous faites l’amour avec hâte parce que vous savez que vous vous trouvez déjà engagés dans une course avec le temps qu’il vous faut rentrer et vous séparer parce que l’autre ne doit pas savoir et qu’il vous faut rentrer chacun de votre côté et à des moments différents et encore avant de vous quitter vérifier l’un pour l’autre l’absence de marques d’indices et même d’odeur

mais la première fois qu’y venir remonte à plus loin encore alors que n’être qu’enfant et que vous revenez en famille de vacances vous vous arrêtez ici pour y passer la nuit et vous vous mettez en quête d’un hôtel on vous indique celui-là qui est en fait une vieille bâtisse bourgeoise que sa propriétaire ne peut plus entretenir et décide de convertir et une fois la chambre retenue et les bagages déposés vous devez encore partir en ville pour trouver un restaurant où on veut bien vous servir malgré l’heure et vous en trouvez un où dans une salle déserte sans votre présence vous vous souvenez manger un melon au porto qu’on vous autorise malgré votre âge et que vous ne demandez que pour cette raison et sans vous attendre à l’obtenir
alors vous pensez à jeter par-dessus le parapet tous vos papiers d’identité votre portefeuille et votre argent vous ne savez pas pourquoi cette pensée vous vient et vous vous rendez bien compte de son absurdité mais elle s’en trouve renforcée et n’en devient que plus pressante au point que vous n’osez plus faire un geste par peur de votre main votre main prend le portefeuille en dehors de votre volonté et le jette dans le lit du fleuve

puis autre pensée ou espèce d’hallucination non pas vraiment une hallucination parce que vous ne le voyez pas mais la prescience qu’elle va se produire que vous allez vous voir enfant surgir à vos côtés ou peut-être vous attendre de l’autre côté du pont attendre patiemment et paisiblement à vous de finir de traverser vous enfant à l’âge où vous vous arrêtez ici en revenant de vacances et cette pensée ne fait plus aucun doute devenue certitude affolée vous avez alors une autre pensée qui semble la suite logique de la précédente et qui est de vous étrangler enfant de vos mains tout en sachant que c’est vous et cet acte qui semble se dérouler ou être déjà déroulé ne vous paraît pas brutal mais la réponse à une demande muette de l’enfant qui est vous ou qui l’est dans le passé ou encore en qui vous êtes aujourd’hui en qui vous vous trouvez en germe et qui ne meurt pas et cette idée de la mort de vous enfant l’idée que cette mort ne s’est pas produite vous paraît comme quelque chose de terrible qui ouvre une succession de catastrophes auxquelles on ne peut remédier et vous ne pouvez remédier qu’en réparant la faute commise et en vous étranglant enfant d’ailleurs vous-même enfant semblez au courant de ces enjeux et même mieux que vous-même adulte ne l’êtes de cette impérieuse nécessité que cet âge adulte qui peut s’atteindre et qui s’atteint peut-être ne doit pas l’être vous l’étranglez alors sans hâte ni violence avec l’application absente d’une chose absolument nécessaire

vous revenez à l’hôtel abandonné ou au matin vous prenez votre petit déjeuner dans ce qui est du temps de l’opulence un jardin d’hiver et dont seule aujourd’hui demeure la carcasse rouillée vous vous efforcez à calculer quelle est l’année de ces vacances le doute subsiste

enfin vous quittez le parapet où vous accouder et vous reprenez votre marche sans plus penser à l’enfant évanoui comme certaines images d’un rêve entre deux autres scènes qui demeurent apparemment intactes vous finissez par arriver au bout du pont

…/…

commentaires

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— Alors, et toi, me dis L’Autre soudain alors que cela faisait plus d’une heure que nous parlions.
— Moi ?
— Oui, oui, toi…
Il y a eu un court silence. Il s’était retourné une seconde vers moi.
— Moi, je voulais une vie.
J’expirai la fumée que je venais d’avaler.
— Je la voulais pas meilleure qu’une autre, mais je voulais que ce soit la mienne.

C’est bien toujours la même histoire, allez ! Ombre, cris, pistons, rigodons. Tournez manèges, et à tous les passants encore ! Ma chambre, moi, elle est tout ouverte ! Tout le monde y défile, ça y va à la manœuvre ! C’est le pavé, ma descente de lit. Y’a foule tous les matins, ça piétaille, bouquille, tant et des plus... Je vais vous dire, j’en ai rêvé du désert. Toutes les rues que j’ai rêvées, moi, bien vides du chaland... Ça me casse, tiens, rien que d’y penser. Ça appelle bernique ! T’affouille ! Mon grenier, il rameute, le bruit que ça fait là-haut ! Et l’œil chiasseux, ça pète du nord jusqu’au bout. J’ai plus de trésors, on m’a tout pris, spolié, vidé, trucidé, cent, mille fois, écartaillé par les pompeurs de République, claque ! La liberté, je vais vous dire, ça appelle les chaînes.

Désormais rompu par ce mot premier Comme un pain que des mains écartèlent Celui-là se dissout s’enfuit avant disparaître Où celle-ci se déroule se construit après naître Déjà ce je que j’usurpe attend sa fin Qui Elle vient imminemment là Parole désormais close absoute abolie à peine naître Abandonnée à un mot qui le sera sans l’être Cède après ton dernier Devant celui qui te suit sans lettre

ADOPTER DES PARENTS
Notre rubrique s’intéresse aujourd’hui au problème peu connu de l’adoption de parents.
Je recommande vivement l’adoption de parents ; il est beaucoup plus facile d’adopter des parents que des enfants ; l’adoption de parents ne présente que des avantages par rapport à l’adoption d’enfant, toujours hasardeuse. En adoptant des parents, on sait où on va : leur vie est faite, elle n’est plus à faire : on sait ce qu’on adopte tandis que des enfants, des enfants, avec tout cet avenir devant eux, c’est très hasardeux, l’avenir, tenez, moi, par exemple, je voulais devenir général lorsque j’étais enfant parce que je trouvais l’uniforme de cérémonie élégant et que j’avais appris que l’État en fournissait deux, un d’été et un d’hiver…
Bref, en adoptant des parents, on lève toutes les hypothèses qui grèvent sourdement comme des hypothèques cette masse encombrante d’avenir à venir. Les parents, eux, ils l’ont derrière eux leur avenir, on peut s’y pencher, établir des comparaisons avant de choisir car l’adoption de parents réclame un examen attentif et quelques précautions avant de s’engager définitivement ; les parents que l’on adopte font beaucoup moins d’usage que les enfants, du moins en général ; ils durent moins longtemps, forcément puisqu’ils ont beaucoup moins d’avenir devant eux si bien que si l’on se trompe sur le choix, les conséquences en sont moins fâcheuses.
Bon, il ne faut pas demander la lune. Il faut prendre les parents adoptés comme ils sont. Ils ne changeront plus. Un bébé, un bébé, tout change et vite, je ne vous dis que ça ! Et parfois du tout au tout. Vous le prenez joufflu, et vingt ans plus tard il est maigre comme un clou et il passerait entre le mur et l’affiche sans la décoller ; vous le prenez pas trop gros, vous dites « vous m’en mettrez un pas trop gros, cette fois-ci, monsieur le boucher (pardon, là c’est pour l’escalope) » et puis, à quatorze ans vous vous retrouvez avec un obèse qu’il faut vêtir et encore en triple X comme un haltérophile.
Parfois, cela va encore plus loin, vous demandez un petit garçon, et puis cela va se faire changer de sexe à Amsterdam ou au Maroc et vous vous retrouvez avec une femelle qui a du mal à tenir sur ses talons aiguilles. Non, je n’ai jamais entendu parler de parents qui changeaient de sexe ; le risque, s’il existe, doit être minime.
Les frais sont moindres en matière d’éducation ; en revanche, ne croyez pas abaisser les frais de couches-culottes si vous prenez des parents trop âgés. Je ne le recommande pas : ils commencent à fuir. Vérifiez toujours l’étanchéité de chaque parent que vous envisagez d’adopter, en particulier du papa. Le papa a tendance avec sa prostate à avoir des problèmes, passé, disons cinquante ans. Il met beaucoup plus de temps à pisser, le jet est moins dru, et pour l’égouttage c’est tout une affaire. Comme un robinet forcé, ça goutte. Je déconseille formellement l’adoption des énurétiques. Cela ne s’arrange pas ; des enfants peuvent encore être éduqués, s’il convient à coups de triques, mais des parents âgés, il faut se faire une raison et poser une alèse.
En matière de santé, cela revient à peu près au même. Sauf que des parents, il est plus facile de le prendre à la légère en leur disant lorsqu’ils se plaignent qu’ils se font des idées ; pour peu qu’ils perdent un peu la tête, ils finiront par douter, par le croire : vous gagnez du temps sur l’hospitalisation et les frais médicaux.
Dans notre prochaine rubrique : ADOPTER DES PARENTS DE COULEUR

ADOPTER DES PARENTS DE COULEUR
Il faut bien réfléchir avant d’adopter des parents de couleur. Chez ces gens-là, il faut bien reconnaître qu’ils ne sont pas comme nous, la preuve : ils ne sont pas de la même couleur pour commencer ! Figurez-vous, ils font tout à l’envers : les parents de couleur ont l’habitude d’être respectés, je vous demande un peu… D’être servi, de manger toute la viande, si ça se trouve… On croit rêver. Taratata, pas de ça Lisette ! Mettez le holà immédiatement. S’ils veulent être adoptés par des gens civilisés, les parents de couleur doivent en adopter les us, les coutumes et les maisons de retraite, un point c’est tout. Commencez par les habituer graduellement, il faut rester humain, en les laissant seuls dans l’appartement avec une provision de boîtes de Canigou (n’oubliez pas de leur laisser à proximité un ouvre-boîte), pendant un week-end, puis les vacances d’hiver et enfin celles d’été. Rudoyez-les de temps en temps, puis de plus en plus fréquemment pour les accoutumer au traitement des aides-soignantes. Traitez-les de vieux cochons s’ils ont pissé au lit. Mettez-leur une bavette. Forcez-les à manger, en particulier s’ils n’ont pas faim ou ce qu’ils n’aiment pas. Au besoin attachez-les sur leur chaise. Si une visite vous surprend en train de les gaver ainsi, prenez un air désolé « Si vous saviez les soucis qu’ils me donnent, c’est bien simple, si je les laissais faire, ils ne mangeraient plus… ». En général ça marche très bien et vous recueillerez la sympathie de l’entourage qui vous plaindra bien d’avoir des parents si difficiles et qui leur jettera de plus un regard sévère et parfois même leur dira « tu n’as pas honte de faire ainsi des cheveux blancs à tes enfants adoptifs ? ». Si le vieux tente de bavoter une réponse, coupez-lui la parole aussi sec d’un grand coup de torchon (rêche de préférence) sur le clapet avec le commentaire (mezzo voce) « et en plus, si je vous disais : il bave… », et levez les yeux au ciel.
Si vous ne prenez pas un couple, faites attention avec les veufs ou les veuves. En particulier, surveillez-les pour qu’ils ne se masturbent pas. Contrairement à une idée fort répandue, ça leur tient encore chevillé au corps, on leur donnerait le bon Dieu sans confession et puis ils se touchent ! Faites-leur honte, vieux chameaux !
Le décès est l’aboutissement logique. Que voulez-vous, on voudrait les garder mais un jour il faut qu’ils s’en aillent. Ils quittent le nid, comme les petits oiseaux. Versez quelques larmes. Éplorez-vous en public. N’en reprenez pas tout de suite. Attendez un peu. Ne jetez pas les affaires qui peuvent resservir.